Manchester Part 2
Voici la suite de ma journée galère à Manchester.
Je vous avez laissé au Art Gallery. Après la culture et les arts, place au sport, non pas aux très célèbres clubs de foot que sont Manchester City (qui a gagné ce jour là face à Stoke, ce qui explique les 2-3 mecs bourrés que j’ai croisé), et Manchester United. Place à l’athlétisme.
Au détour d’une rue, je me suis retrouvée nez à nez avec une piste d’athlétisme posée là comme ça, à la place de la rue. Le périmètre était bouclé, des curieux s’arrêtaient, regardaient ; quand soudain retentit un coup de feu : nous avons alors pu voir 4 jeunes sprinters s’élancer sur la piste à toute allure.
Je crois me souvenir que c’est dans le cadre des Great Manchester City Games qu’était organisé cet événement fort sympathique (enfin bon, je n’en suis pas sure à 100%). J’ai pris des photos mais ça n’a rien donné, donc je vous épargne ça.
Continuant mon bonhomme de chemin au travers des différents quartiers mancuniens, je me suis retrouvée devant un musée : Museum of Science and Industry, l’entrée était gratuite (oui, vous avez bien compris que je préfère lorsque l’entrée n’est pas payante, cependant, il faut savoir qu’en Angleterre, soit c’est gratuit, soit tu payes 18 livres… pas de juste milieu…). Cet ensemble muséal est composé de 5 bâtiments indépendants les uns des autres, dont l’un n’est autre que l’ancienne gare de “Liverpool Station Road“, première gare de voyageurs au monde (inaugurée vers 1830).
J’ai décidé de pousser la porte du bâtiment “Air & Space“, immense verrière présentant en son sein une très belle collection d’avions retraçant l’histoire de l’aéronautique. J’y connais rien, mais je trouve ça trop canon (un peu comme le Musée des arts et métiers… mais pour ce dernier, ce n’est pas un article que j’écrirai, mais tout un roman…).
Les canaux
Ensuite j’ai atterri, pas vraiment par hasard puisque je suivais mon guide Michelin, dans le quartier des canaux. C’est assez sympa, même si j’étais un peu seule au monde, et que l’eau est tellement crade, qu’à choisir je préférais me baigner à Fukushima.
C’est ici que se termine le canal du Duc de Bridgewater (ça ne s’invente pas!) premier canal industriel au monde qui date de 1764, et oui, car c’est par voie navigable qu’on transportait les marchandises.
Moi, personnellement, ce n’est pas une araignée géante que j’aurai envie d’accrocher à ma petite péniche si j’en avais une. Sur d’autres, on trouvait des mains ensanglantées ou des cranes (des faux hein quoique je n’ai pas été vérifier…), enfin bon, je trouve que c’est une faute de gout.
Ville ancienne : l’histoire de Manchester
“Sévèrement bombardée pendant la seconde guerre mondiale, Manchester se construit un avenir à défaut de pouvoir exalté son passé“. ( Le guide vert de chez Michelin, Angleterre, Pays de Galles page 371)
Et pourtant, son passé je l’ai croisé dans quasiment toutes les rues, tous les quartiers, toutes les façades d’immeubles. Il faut être aveugle pour passé à coté, même s’il est évident que Manchester est une sorte de laboratoire pour architectes contemporains, elle recèle de petits bijoux et nous offre de jolies surprises aux coins des rues.
Castlefield - La Manchester romaine
Manchester doit son nom à un fort romain, Mamucium, construit en 79 après JC sur les terres de la tribu celte les Brigantes (les mêmes que dans L’Aigle de la neuvième légion…).
D’ailleurs, on peut reconnaitre les villes anglaises d’origine romaine lorsque leur nom se finit par “er“, comme Leicester, Manchester, Chester, et j’en passes et des meilleures.
Les murs d’enceinte de la forteresse ont été mis à jour ainsi que la porte nord accessibles au public.
Au pied du mur d’enceinte se trouve une statue représentant ces trois moutons, je n’ai pas trop compris pourquoi, mais j’ai trouvé ça fun :
Maintenant, je vous propose un panorama des différentes façades d’immeubles qui ont retenues mon attention :
J’ai rencontré un Président. Pas n’importe lequel. Un Président américain. Celui de la Guerre de Sécession, et surtout de l’abolition de l’esclavage. Abraham Lincoln. Rien de moins.
S’est-il égaré pour se retrouver si loin de sa patrie? A-t-il des origines de Manchester?
Alors alors, en fait c’est une statue de 1914, destinée, tout d’abord, au Parlement de Londres, pour fêter les 100 ans de paix avec les États-Unis. Mais finalement, après moult controverses, la statue se retrouva sans domicile fixe. On proposa Manchester pour l’accueillir en raison des liens qui l’unissent à ce Président. En effet, cette dernière a connu la fortune grâce au coton, et forcément avec la Guerre de Sécession (1861-1865), il y a eu une grosse crise, avec chômage et famine (The Cotton Famine), un sacrifice qui n’a pas échappé au Président américain qui le mentionne dans sa correspondance. Voilà voilà, tout s’explique.
Voici l’imposant bâtiment néogothique de la bibliothèque universitaire John Rylands, du nom de l’industriel qui fit don d’une somme colossale pour pouvoir la construire. Elle a une renommée mondiale car elle possède un exemplaire de la bible de Gutenberg de 1455, et plus de 3000 ouvrages datant d’avant 1501.
Un petit jardin, havre de paix? Détrompez-vous. Un squate de pigeons comme je n’en ai jamais vu.
Ville moderne : l’avenir de Manchester
Après avoir admirer les jolis immeubles anciens de Manchester, voici maintenant les constructions qui font de la ville l’avant garde de l’ultra-modernité.
Urbis : “Construction ultra-moderne privilégiant la transparence, Urbis est un complexe de galeries interactives. Ludique et éducatif.” (Guide Michelin)
Et concrètement, ça donne quoi? C’est quoi le thème? Y a un fil conducteur? Quel et le sujet des galeries?
Malheureusement ce n’est pas moi qui vais pouvoir vous le dire, je n’y suis pas allée…Ce n’est pas avec ce genre de descriptif flou que l’on me fait venir… Voilà à quoi ça ressemble vu de l’extérieur :
Comme pour les façades des immeubles anciens, voici un petit melting-pot des différentes constructions flambant neuves qui égaient les rues de Manchester. Pour moi, les immeubles de verres trouvent rarement grâce à mes yeux, je les considère en général comme des verrues au milieu des villes. Mais ici, cela se fond bien dans le paysage urbain, cela donne une certaine hauteur et une certaine luminosité à la ville. Bref, ce coté ultra-moderne m’a bien plu!
Le tour Beetham, la plus haute de la ville, achevée en 2006 :
Une vue de la ville, l’on peut apercevoir le clocher de l’hôtel de ville :
Je pense que c’est une ville qui ne se laisse pas apprivoiser d’un simple regard. Elle m’a quelque peu laissé sur ma fin (faim?).
Voilà, ma promenade à Manchester est terminé. Bilan assez mitigé!
Je suis actuellement à Paris, ce qui ne va pas m’empêcher de continuer à vous raconter mes dernières visites en Angleterre et peut-être même d’innover avec des aventures morganiennes en terres parisiennes!
Bien à vous!
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