The End

Aujourd’hui, c’est la fin. La fin de ce blog. Je clos ici mon propos sur mon aventure anglaise. Et ce, non sans une certaine tristesse. Pourtant, cela fait maintenant trois mois que je suis rentrée, que j’ai repris ma vie française, à mille à l’heure ponctuée de grands projets.

Mais j’avais encore des choses à dire. Toute ma vie j’aurai des choses à dire sur l’Angleterre. Toute ma vie je me souviendrais. Certes, les souvenirs se feront moins précis, les visages plus flous, les sons plus lointains, cependant, ce sentiment, cette sensation, ce bonheur resteront, éternels et inébranlables. Nul ne me les volera. Cette année fut éblouissante, différente, magnifique et unique.

Je n’ai as choisis cette journée au hasard pour clore mon propos. Il y a un an, jour pour jour (bon d’accord, un an et un jour, ne chipotez pas), je prenais un avion à Roissy qui m’emmenait à East Midland Airport, instant fous, inquiétant, excitants que je vous ai déjà contés par ici.

Ma première soirée anglaise, ma première nuit. Il y a un an tout, commençait, et aujourd’hui, je me dois de tourner cette page de ma vie. Ce n’est pas une fin à proprement parler. Ce que j’ai vécu, ce que j’ai appris me grandit et m’accompagne tous les jours et me permet d’écrire un nouveau chapitre de ma vie.

Cette année ne fut pas extra-ordinaire parce que parfaite chaque jour. Non, elle fut extra-ordinaire parce que j’ai du apprendre une nouvelle partition, vivre différemment, m’adapter, aller au bout de moi, moi qui pourtant me noie dans un verre d’eau, moi qui suis une assistée de la vie, paniquée d’un rien. J’en connais certains qui m’avait dit que je n’y arriverai pas, et que la première semaine passée, je reviendrai me réfugier dans mon cocon protecteur français. Et ba non. Même pas. Je l’ai fait. N’en déplaise à certains.

Cet article ressemblera à un remerciement d’acteur venant de gagner un Oscar. Un truc qui n’intéresse personne, sauf ceux qui ont pris part à l’aventure quoi.

L’Angleterre : “Regarde, Étranger, vers cette île que la lumière bondissante révèle pour ton délice.” (W. H. Hauden, 1949)

Oui, l’Angleterre, pays que j’ai aimé tellement fort. Et que j’aime toujours d’ailleurs. Pays tellement différents de la France : chaque promenade et chaque rencontre sont sujettes à émerveillement. Et en même temps, c’est un pays dans lequel on ne se sent jamais tout à fait étranger, il est très facile de trouver sa place. L’adaptation se fait donc rapidement. C’est un pays enchanteur, je pense vous l’avoir assez prouvé au travers de mes différents récits.

A chaque fois que je disais que j’étais en Angleterre, les français me répondaient : “Ah oui, à Londres“. Pour info, l’Angleterre n’est pas Londres, et Londres n’est pas l’Angleterre. Donc, j’y suis allée une paire de fois cette année, et pourtant je ne vous en ai à peine parler (un tout petit peu par ici). Tout a déjà était dit sur le sujet. Londres est une ville géniale, mais ce n’était pas le but de mon aventure. J’ai préféré découvrir d’autres villes, les coins moins infestés de français. Car retourner à Londres constituait en fait presque un retour en France. Les gens parlent français dans le métro, les magasins, les rues…

Bref, je pense qu’en fait il n’y a pas de mots, pas d’expressions assez puissantes pour décrire mon attachement à cette contrée. I will be back!

“I don’t speak English, Sorry”

Le niveau d’anglais, je suis bien déçue… Je m’imaginais déjà parler couramment et tout comprendre, mais ce n’est pas vraiment le cas. Je ne comprends toujours pas un film ou une série en VO (surtout si c’est de l’américain, avec leur accent tout ça). Je suis souvent dépassée, et j’ai du mal à faire de longues conversations, ce qui est parfois frustrant de ne pouvoir exprimer la totalité de mes idées, après y a des embouteillages dans mon cerveau, tout ça. Car en général je comprends ce qu’il se passe autour de moi, mais sans vraiment pouvoir y prendre part.

Après, je sais que je n’ai pas mis toutes les chances de mon coté. Je lisais des livres et des magazines français, je regardais des films en français, je pensais en français. On m’avait dit : “Ça sera bon signe quand tu rêveras en anglais“, et ba, je dois avouer que je n’ai jamais rêvé en anglais. Pas une seule fois. Par contre j’ai rêvé à gauche, c’est à dire que je roulais sur la N20, et que les voies étaient inversées, à l’anglaise quoi. Mais l’anglais, non, il n’y a rien à faire, ça ne fait pas rêver, tout simplement.

Pourtant, j’ai pris des cours d’anglais (merci à Cathy et Emma de m’avoir prouver qu’on peut aller en cours d’anglais le sourire aux lèvres), où j’étais obligé de parler anglais (oui, je sais c’est un peu le principe, tout ça), et il y avait une autre approche que les cours d’anglais de l’école. Ici en France, après huit années d’anglais, je ne savais dire que “I don’t know” et “I don’t understand, I’m sorry“. La méthode traditionnelle d’apprentissage a donc été un bel échec pour moi. Et je n’aime pas l’échec. Et la façon la plus radicale d’apprendre l’anglais m’est apparue évidente : partir en immersion.

Je ne maitrise pas parfaitement la langue de Shakespeare néanmoins, je me débrouille. Mon frère m’a fait l’ultime compliment : “Mais dis donc, tu parles avec l’accent anglais“. (Je serais revenue avec un accent hongrois, je me serais peut-être inquiétée). Peut-être que les anglais ne seront pas tout a fait d’accord avec lui, mais je n’ai pas un accent français trop prononcé. Ouf. L’honneur est sauf.

Ma hantise, c’est de perdre ce que j’ai acquis à la sueur de mon front, mais ça seul l’avenir le dira.

La famille

Une très belle rencontre. Au final, une jeune fille au pair n’est rien d’autre qu’une étoile filante, partageant un instant la vie d’une famille dans un autre pays. Je ne sais pas quelle trace, quel souvenir on laisse derrière nous. En tout cas, moi j’ai emmené avec moi des bouts de cette famille (et surtout une paire de converse qui ne me quitte plus), qui m’a accueilli à bras ouverts, qui a été patiente quand je baragouinais des choses bien étrange dans une langue qui ressemblait approximativement à l’anglais, qui m’a emmené partout, bref, j’ai été pendant 9 mois, un membre à part entière de cette famille. Je souhaite à toutes les filles (et garçons aussi) au pair de tomber dans une famille comme la mienne. Jamais je ne me suis sentie à part ou en trop. Et ça, c’est cool.

Un petit mot sur les enfants. Ils m’ont beaucoup fait rire cette année. Les enfants ne réfléchissent pas comme les adultes, ils ont leur monde à eux, avec leurs priorités, leurs dieux, leurs jeux, et ils m’ont fait rentré dans cet univers. C’est difficile de se dire qu’on va devoir vivre sans eux après s’être attachée. Un de mes petit gars s’est proposé de venir en France et de me servir de GPS (oui, car si vous avez suivi les histoires de ce blog, le sens de l’orientation chez moi, ce n’est ni de l’acquis, ni de l’inné, c’est juste le néant absolu).

Et puis, un petit mot aussi sur Big Tom et Irène, des grands-parents comme tout le monde en rêve.

J’aurais encore beaucoup de choses à dire, je m’arrête ici, avant de verser dans le sentimentalisme et les larmes. I miss you!

Des maux d’amis

Quand je suis partie, j’étais entourée d’amis. De beaux cadeaux, des larmes de crocodile, un cercle soudé, de magnifiques souvenirs. Et puis, est venu le temps des reproches, des critiques, des jugements, et des larmes. Une incompréhension, une forte déception. Un pardon impossible.

Maintenant, je sais qui sont mes amis. Ceux qui m’acceptent telle je suis, ceux qui ne veulent pas faire de moi une autre. Ceux qui ne me jugent pas. Ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Leur présence m’a été indispensable. Alors, juste merci. Surtout à mon phare, mon rocher.

Je tiens aussi à revenir deux minutes sur Ancicille, avec qui j’ai partagé beaucoup, beaucoup de moments incongrus. Un retour de 20h pour la France, un hôtel introuvable à Windsor, des jeux de pistes dans les parking pour trouver la voiture, le froid, le vent, les lits une place sans couverture, la grippe, la gastro, tous les Primark, Costa, PizzaHut et Subway d’Angleterre, bref les galères et les fous rire.

En revenant d’Angleterre, je sais ce qu’est l’amitié. Je sais ce qu’est un ami. Je sais leur valeur et leur place indispensable dans ma vie.

“Qui aurait pu s’imaginer que le temps se serait si vite écoulé, On fait le Bilan calmement en s’remémorant chaque instant”

Partir au pair est une très bonne idée. Évidemment, il faut avoir le courage de quitter sa vie pendant une année, il faut savoir s’adapter, et donc savoir faire preuve de souplesse et de patience (qui ne sont pas vraiment mes points forts, tout est une question de volonté). Après, c’est mieux quand on tombe sur une bonne famille, ce qui n’a pas été le cas pour tout le monde…

Mais, quoiqu’il en soit, c’est une expérience inoubliable qui fait grandir. Et puis, pour moi, c’était le nécessaire break après mes cinq ans d’études. Le droit me sortait des yeux. Maintenant, je peux revenir vers lui plus sereinement et même avec amour, c’est dire!

Je sais faire plein de chose, voir par ici. Toujours pas la cuisine. Ou alors les tartines au nutella avec kinder en dessert.

Merci à tout ceux qui ont suivis mes aventures avec assiduité, à ceux qui ont laissé des commentaires, à ceux qui m’ont supporté, à mes parents bien évidemment, toujours présents pour me corriger les fautes d’orthographe, à ma petite sœur que j’ai eu le plaisir de voir deux fois en Angleterre!

A très bientôt pour de nouvelles aventures sur un nouveau blog.

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Shugborough

Bienvenue à Shugborough, le dernier château que vous aurez l’occasion de visiter à travers ce blog. Ce domaine était la propriété des comtes de Liechfield, et de tous les châteaux, palais, résidences princières et autres pavillons royaux, c’est sans doute le plus vaste et le plus riche qu’il m’a été donné de voir.

On commence par le fameux “Walled Garden”, magnifique endroit plein de fleurs. Et moi, je trouve ça beau les fleurs.

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Des “monuments” sont disséminés aux quatre coins du domaine dont cette “Tower of the Winds” dans laquelle étaient organisées de somptueuses fêtes au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, elle est gardée par un vaste cheptel de moutons et par d’autres animaux en tout genre.

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La maison d’Hansel et Grettel.

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Un paysage digne des Impressionnistes.

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Ça, c’est juste pour vous montrer le soleil anglais au mois de juillet :

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Je précise, il était environ 3h de l’après-midi. Nous ne faisions pas une visite nocturne.

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Oh, un éléphant!

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On a rencontré des animaux en tout genre au cours de notre promenade dans les jardins de la demeure. Toutefois, ce monument a retenu mon attention : en effet, à son extrémité se trouve un chat. Un des propriétaires du domaine, Amiral, voyageur effréné, aurait fait édifier cette statue en l’honneur du chat avec lequel il a fait le tour du monde…Why not?

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Le temple chinois.

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Les vaches, c’est pas fute-fute : lorsqu’il y a de l’orage (oui, ça grondait et il y avait des éclairs tout ça, on ne faisait pas les fières hein) et ba elles, tout ce qu’elles trouvent à faire, c’est de se réfugier sous un arbre. Drôle d’idée!

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La demeure dans laquelle nous nous sommes réfugiées. C’est dommage, les jardins sont magnifiques, même sous une pluie battante (plus que battante, d’ailleurs, y en a qui ont du faire sécher leurs BenSimon détrempées sous le séchoir des toilettes, en Angleterre, il faut venir équipé de bottes en caoutchouc, c’est tout.)

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Les intérieurs de la demeure sont légèrement grandiloquents, mais très bien conservés. Et la bibliothèque, pouah, c’est toujours une des plus belles pièces des demeures, mais là, elle était extrêmement belle.

Au dernier étage, il y avait une présentation du dernier propriétaire, mort il y a quelques années, photographe de renom, et surtout photographe officiel de la famille royale (Mais si j’ai bien tout compris, il était un peu cousin avec Elisabeth, ça peut aider je pense. Enfin bon, je dis ça, ça je dis rien.)

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Les jardins sous le soleil!!! Comme quoi tout arrive.

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 Le quartier des domestiques, avec les toilettes d’époques, des portes à la Numérobis, des cuisines à donner envie de cuisiner, des salles de classe du siècle dernier…

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C’est donc le dernier article de la catégorie Carnet de Voyage. J’ai aimé tout ce que j’ai vu. J’ai aimé découvrir, et je ne me suis pas lassée d’aller à la rencontre de l’histoire anglaise, de son architecture, de ses villes et de ses habitants. Je crois, toute façon, que ce blog est un hymne à l’Angleterre et que chacun de mes articles transpire cette magie qui m’a happée. J’espère vous avoir fait voyager, et j’espère vous avoir fait partager cette magie!

Bien à vous. Et à bientôt pour l’ultime article.

York

Il y en a qui vont à New-York. D’autres, d’autres, comme moi, se contentent d’aller à York-L’ancienne.

Située dans le Nord de l’Angleterre, elle a donné le nom au comté auquel géographiquement (mais pas administrativement, les subtilités du découpages administratifs anglais…) elle appartient : le Yorkshire, célèbre pour sa petite race de chiens fortement appréciés des petites mémés. Elle a bien évidemment, comme je l’indiquais en phrase d’introduction, donné son nom à l’une des villes les plus connues du monde : New-York. Pour le moment, je n’ai toujours pas de passeport biométrique ni l’argent pour traverser l’Atlantique, donc je visite les jolies villes anglaises.

York est moins connue que sa puinée néanmoins, elle a une histoire beaucoup plus riches (c’est sur, ils ont pris du retard aux États-Unis, mais c’est pas vraiment de leur faute, tout ça.) Elle était occupée par les Brigantes et les Parisii (ceux qui ont donné leur nom à Paris), elle a été intégrée à l’Empire Romain, puis et devenue un archevêché, ensuite la capitale d’un royaume danois, avant que Guillaume le Conquérant ne vienne mettre un peu d’ordre là-dedans.

C’est une ville qui eu un rôle très important pendant tout le Moyen-Age. Ensuite, son importance diminue jusqu’à ce que la Révolution Industrielle lui assène le coup de grâce.

En effet, lorsqu’on se promène dans les enceintes de la ville, on a le sentiment que le temps s’y est arrêté en plein Moyen-Age. Tout n’est que maisons à colombages et architectures médiévales.

C’est une ville tout a fait délicieuse, plein de charme désuet, so british. Je recommande chaudement (le terme n’est pas forcément adéquat…) cette destination pour un week end.

Le temps fut bien capricieux, alternant éclaircies et ciel menaçant, nous n’avons malheureusement pas échappé à quelques goutes de pluie.

J’ai beaucoup aimé cette visite, malgré les hordes de touristes. On se croirait à Eurodisney un dimanche. Toutefois, ça vaut quand même le détour!!!

La ville : 

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Voici des oies se promenant tranquillement dans les rue de York. Elles m’ont fait penser aux oies des Aristochats, tortillant gaiment des fesses sur les chemins en poussant la chansonnette!!!

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La cathédrale de York : le plus grand édifice de style gothique d’Europe du nord. Absolument magnifique. Pour visiter l’intérieur, le prix est, quant à lui, absolument prohibitif, c’est pourquoi il y a si peu de photos, sans payer, on n’accède seulement à l’entrée.

Devant l’accès de la cathédrale (en fait, c’est un “minster”, les subtilités ecclésiastiques de l’Église anglicane…), on trouve une statue de l’Empereur Constantin, proclamé César dans la ville à la suite du décès de son père. (Regardez! Y a un peu de ciel de ciel bleu, pour un peu on se croirait en juillet…!)

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La Tour Clifford : elle est extrêmement vieille. Elle date de l’après invasion de Guillaume le Conquérant. Elle présente une architecture à la française, extrêmement rare. Il ne reste qu’elle du vaste château fort qui fut alors construit. Elle présente une vue imprenable sur la ville, avec à ses pieds les différents musées nationaux et municipaux, et au loin les remparts et la cathédrale. A déconseiller fortement à ceux qui souffrent de vertige, au risque de rester prostrer sur une marche d’escalier.Tout comme les remparts : avancer les yeux fermer peut-être dangereux. Toute ressemblance avec des personnes réelles….

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Le parc-sans-nom : bon je ne me souviens pas du nom de ce parc, honte à moi, il est absolument magnifique, il présente toutes les caractéristiques du jardin romantique : en effet, il se situe  à la place d’une ancienne abbaye, délaissée lors du démantèlement des prieurés par la Réforme (Henry 8 et ses 6 femmes, Élisabeth 1ere, et que je délaisse le Pape, et que je lise Luther, tout ça, tout ça), dont il reste des murs s’élançant superbement vers le ciel.

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Voilà voilà, le petit tour de York se termine ici!!

Bien à vous.

Ben et Zeb : Les plus beaux chiens du monde. Voir de tout l’univers intergalactique.

Voici l’article tant attendu concernant Ben et Zeb, chiens de leur état. Depuis le temps que je vous en parle de cet article qui répertoriera  leurs bêtises. Depuis le temps que je vous en parle de ces chiens loufoques qui ont partagé ma vie (surtout mes repas et ma chambre). Et ba voilà, vous allez pouvoir saisir l’immensité de leur bêtise, mais aussi l’immensité de leur amour (Brigitte Bardot sors de mon corps!).

Et oui, c’est foutu pour moi. Maintenant, je fais partie de ce genre de personne dont je ne manquais pas de me moquer. Je fais partie de ces gens qui aiment les animaux. Je fais partie de ces gens qui gagatisent devant une boule de poils. Mais faut me comprendre, Ben et Zeb sont les chiens les plus beaux du monde. Les plus attachants. Et puis, dans leur regard, je suis devenue la huitième merveille du monde. Et ça, ça n’a pas de prix (et pour le reste il y a MasterCard).

Au départ, je ne faisais pas spécialement partie de la secte des chientophiles. J’aimais bien les chiens. Sans plus. Dans ma lointaine jeunesse, j’avais rencontré Robert le Magnifique, un basset artésien, mort noyé sous l’amour que mes cousins et moi nous lui portions. Puis, plus rien. Aucun chien n’aurait pu remplacé Robert (C’est son vrai nom. Oui, je vous jure. D’ailleurs, je ne comprenais pas pourquoi des êtres humains portaient le nom d’un chien. Et puis un jour j’ai compris, c’était le chien qui portait un nom de n’humain. Mais pour moi, Robert restera à jamais Robert, le chien de ma grand-mère.)

Alors, quand on a m’a dit : “Ah oui, tiens au fait, en plus de quatre garçons, il y aura deux chiens“, j’ai fait : “Ok, cool“, genre neutre quoi. Genre, au point où j’en suis (quatre garçons quand même, au départ, ça fait flipper!) je ne suis pas à deux chiens près.

Par contre quand on m’a dit c’était des bordier collie, là déjà, j’ai trouvé ça cool. Ce sont les chiens du film Babe, cochon de berger. Chef d’œuvre incontournable du 7e art. Avec des cochons, des chiens, des souris, des canards (qui parlent bien évidemment). Bref, un régal quand on est môme.

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Et puis, des bordier collie c’est so british.

C’est bien connu, les anglais vouent un amour sans faille à leurs compagnons à quatre pattes. A Windsor, il y a une statue de la Reine Victoria, Impératrice des Indes, qui a demandé à se faire représenter avec son chien… Ils sont fous ces anglais!

D’ailleurs, ils le disent eux-mêmes  (2e rangée, 3e bonhomme) dans un livre sur les anglais, écrit par un anglais à destination des touristes acheté à Londres en gare de Paddington :

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Avec Ben et Zeb, je ne peux pas parler de coup de foudre. Au départ, ils me vouent une indifférence polie. Et moi, j’ai d’autres chats à fouetter (genre, me faire accepter par les quatre garçons… un chien, c’est facile avec deux croquettes, tu les as dans la poches, mais des petits gars… c’est plus compliqué).

Mais une fois la routine lancée, ils ont compris que j’allais être leur seule amie jour après jour. C’est à partir de là que je suis devenue leur Dieu. Parce qu’avec moi, c’était câlin en illimité, discussion profonde et philosophique en français (langue qu’ils semblaient apprécier) et meme parfois, promenade au bois (là, pour eux, c’est le nirvana).

J’ai compris assez rapidement que si je me mettais les chiens dans la poche, j’allais aussi devenir une personne formidable aux yeux des garçons. Oui, un chien ne peut apprécier que des gens ultra-cools, et donc en devenant le Dieu de Zeb et Ben, j’ai gagné des points auprès de mes petits gars. Et puis, les chiens sont un sujet inépuisable de discussion du matin au petit dej, jusqu’au retour de l’école. Et Zeb et Ben par là, et Zeb et Ben par ici… Et Zeb is so cute. Et patati et patata.

Partager son quotidien avec des chiens n’est pas de tout repos. Ils sont à l’affut de la moindre bêtise à faire. Souvent ils font preuve d’une stupidité affligeante, mais lorsqu’il s’agit de choper de la bouffe en douce, ils mettent au point des stratégies machiavéliques digne des plus grands stratèges militaires.

En première année de droit (il y a donc une éternité), j’avais une matière “Culture, expression et méthodologie” où nous avions un exercice des plus incongru : nous tirions au sort un mot, puis, on avait 10 min pour se préparer, et ensuite, hop, présentation à l’oral devant tous nos petits camarades sur ce mot. A peine angoissant. Par exemple, “pomme”, “tour” “cheval”, y en a même qui sont tombés sur “Laetitia Casta”. Dur… Dire des choses intelligentes et intéressantes sur ce thème…. Moi j’ai eu le mot “chien”. Au départ, seul le film Beethoven m’est venu à l’esprit, comment vous dire que j’étais mal barrée. Et puis après ça va, je m’en suis sortie, youpi, youpi et clap clap clap!!

Aujourd’hui, après un an de vie commune, je pourrai même faire une dissertation sur les chiens. En deux parties (mais pas de sous-parties, je suis en vacances, faut pas pousser mémé dans les orties hein).

Et voici qu’elles seraient les parties composant ma dissertation sur les chiens :

I- Les chiens : véritables tue-l’amour

II- Les chiens : véritables tue-l’ennui

Commençons donc par le début :

I -Les chiens : véritables tue-l’amour

A) C’est sale

Oui, parce qu’un chien, ça sent mauvais, c’est sale, ça pète et ça fait caca sur le tapis. Alors, quand y en a deux…

Lorsqu’ils reviennent de promenade et qu’il a plu (non, mais l’Angleterre, c’est comme la Bretagne, il ne pleut jamais), humez (dommage qu’on ne puisse pas poster des odeurs par internet, j’aurais partagé) ! Et puis, ça sert à rien de leur dire de ne pas s’ébouriffer près de vous, peuvent pas comprendre. Ce sont des chiens.

Et eux, ils n’ont pas de problèmes de bienséances en société. S’ils ont envie de péter et ba c’est simple, ils pètent. Ils ne cherchent pas midi à 14h. Voilà ça c’est fait. Et ils n’ont même pas l’air gêné. On envierait presque ce détachement total envers un des actes les plus malodorants de la création.

Et ils font caca sur le tapis. Je ne sais pas lequel des deux chiens. Si c’était Ben ou Zeb. Y a jamais eu de flagrant délit. Mais en tout cas c’est toujours sur le même tapis. Doit y avoir un passif avec CE tapis. C’est le tapis le plus proche des toilettes, il lui manque que quelques mètres, dommage.

Ils vident la poubelle de 50 litres. Y en a partout. Absolument partout. J’ai retrouvé des boites de beurre vide sous mon lit et à coté des toilettes. Un vrai jeu de piste.

B) et ça fait des bêtises en plus

Les chiens ont toujours faim. Tout les chiens. Ceux-là plus que les autres j’ai l’impression.

Ronger une cuillère en bois jusqu’à l’os, tout ça parce qu’elle avait vaguement trempé dans de la soupe, ça relève de troubles compulsifs aigus du comportement. Pauvre cuillère en bois. Paix à son âme.

Revenir après avoir déposé les enfants à l’école, et découvrir un champ de bataille dans la cuisine. Tout simplement impressionnant. Les bols sont à terre. Les poêles sont enroulées dans le tapis (le fameux tapis, précédemment cité). Les emballages sont disséminés aux quatre coins de la maison. C’est le boxon. Le carnage.

Et puis, ils n’ont eu de cesse de manger mes réserves de nourriture. C’est pour ça que j’ai pris 3 kilos depuis que je suis revenue en France. Y a plus personne pour me voler mes Crunch, mon pain, mon chocolat en poudre et tout le reste. Efficace pour garder la ligne.

Ah oui, et une petite pensée pour les enfants qui n’ont pas pu profiter comme il se doit de leur calendrier de l’avent complètement défoncé par les chiens. Désolée pour le « défoncé ». Je ne vois pas quel mot peut mieux décrire ce terrible accident. Voir ces calendriers éventrés et éviscérés, est une image qui restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Et pour revenir au fait que les chiens sont efficaces pour garder la ligne, Ben avait tendance à filer à l’anglaise sniffer les fleurs des voisins. Ni vu ni connu, dans le brouhaha matinal ou nocturne, il profitait de l’agitation familiale pour s’éclipser discrètement et parcourir le village. Y avait la route à 3m. A peine dangereux quoi. Parfois, nul ne se rendait compte de l’absence du chien. Il revenait une demi heure plus tard aboyer à la porte pour qu’on lui ouvre. Sinon, fallait lui courir après. Cool. J’adooooore courir. C’est de notoriété publique.

Et j’ai déjà raconter mille fois l’histoire de la promenade infernale. J’avais enlevé leur laisse (sinon ils m’arrachent le corps, rapport au fait qu’ils sont plus lourds que moi). Et là, Zeb a trouvé mega génial de voler une boite de conserve de pique-niqueurs-pecheurs, paisiblement installés autour des douves du joli château. J’étais gênée. Je me suis excusée auprès des gens. Ils étaient mort de rire. Je comprends. Après j’ai couru après les chiens, mais un chien c’est comme un mec, court lui après, il te fuit, fuit-le, il te court après. Donc, je prends le chemin du retour en les ignorant, et ils me rejoignent rapidement. La boite de conserve ouverte que Zeb avait chipé était coincée dans sa gueule, et c’était impossible de l’enlever. Y avait du sang, la totale. J’ai kiffé. J’ai mis une demi heure pour lui retirer. Je me suis fâchée. Et je leur ai fait un gros câlin. Aucune volonté quoi.

II- Les chiens : véritables tue l’ennui

Je pourrais reprendre toutes les anecdotes de mon grand I) et les remettre ici, en effet, au final, il est totalement impossible de s’ennuyer avec deux gros toutous dans les parages.

La vie sans eux n’aurait pas la même saveur.

En fait, ce sont juste des gros nounours. Des Teddy Bear géants pour enfants (et pour les grands aussi…) qui éloignent les cauchemars, qui éloignent la solitude, qui éloignent la mélancolie, et qui éloignent le mal du pays. Certes ce ne fut pas une cohabitation de tout repos, mais ce fut juste génial!

Je finirais par une citation d’ Aldous Huxley :

« Pour son chien, tout homme est Napoléon. C’est ce qui explique la grande popularité des chiens ».

Voilà. Tout est dit. Maintenant, les chiens en images :

Zeb qui a trouvé un bâton plus long que lui et moi réunis. Pratique.

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Ben, sniffant de l’herbe.

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Zeb, qui attend les ordres (”Va me faire un thé et rapporte-moi mon Cosmo” mais j’attends toujours…)

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Zeb et Ben, devant la porte d’entrée en attendant que je l’ouvre. Parce que franchement, c’est sympa de courir dans l’herbe tout ça, mais on est jamais mieux qu’avachi au chaud sur la moquette.

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Ben sniffant les briques du mur de la maison.

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Ben qui se demande ce que je fais. Je t’immortalise. A toi la postérité blogueste, mon chien!

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Ben et Zeb qui m’attendent pour jouer à la balle. Attention, Rooney, c’est moi.

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Non, mais sérieusement, Zeb, il est juste dix fois plus beau que tous les chiens de toutes les pubs pour croquettes du monde. Et de tout l’univers intergalactique, of course.

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Ben surgissant d’un buisson.

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Admirez la fourrure soyeuse et brillante de Zeb le BeauGosse. Et admettez qu’il est juste trop canon. 

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En partance pour le bois…

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Ils sont sur la même longueur d’onde…

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Bien à vous mes lecteurs.

Et bon week end!

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